Tu n'as pas 20 ans. 17, 18 ? Peut-être moins. Tu viens d'Europe de l'Est, grande, de longs cheveux bruns, et tu es très jolie. Habillée pour sortir, maquillée mais sans plus. Tu es assise dans un recoin du vestiaire, dans une boîte de la ville, une des rares qui reste ouverte toute la nuit.
Ton regard est perdu dans le vague, tes yeux sont si tristes qu'on en a mal au cœur à te regarder, mais tu restes digne. Les gens autour arrivent pour passer un bon moment, posent leurs manteaux, reviendront les chercher dans quelques heures, indifférents à ce qui se passe ici, l'important c'est l'animation dans la salle.
Toi tu es triste, et tu attends.
Tout à coup, un homme passe derrière le comptoir. C'est un des gérants de la boîte, un grand black, qui nous salue, et te désignant du menton, nous dit que tu es avec lui. Une façon aussi de nous dissuader de t'approcher.
D'où viens-tu ? Comment t'es tu retrouvée ici ? Quelles promesses ? Quel enfer ... ?
On ne peut qu'accrocher ton regard, te sourire gentillement. Sourire que tu nous rendra finalement. Et rester un peu loin de toi pour ne pas t'attirer d'ennui. En espérant que d'une manière ou d'une autre, un jour ou l'autre, tu t'en sortes. Que faire d'autre ?
Tu n'es pas la première, tu ne seras pas la dernière, mais on ne peut qu'être écœurés par le traitement, la vie qui t'es réservée, cette inhumanité que d'autres t'infligent.
Un regard comme le tien, ça ne s'oublie pas ...
Ton regard est perdu dans le vague, tes yeux sont si tristes qu'on en a mal au cœur à te regarder, mais tu restes digne. Les gens autour arrivent pour passer un bon moment, posent leurs manteaux, reviendront les chercher dans quelques heures, indifférents à ce qui se passe ici, l'important c'est l'animation dans la salle.
Toi tu es triste, et tu attends.
Tout à coup, un homme passe derrière le comptoir. C'est un des gérants de la boîte, un grand black, qui nous salue, et te désignant du menton, nous dit que tu es avec lui. Une façon aussi de nous dissuader de t'approcher.
D'où viens-tu ? Comment t'es tu retrouvée ici ? Quelles promesses ? Quel enfer ... ?
On ne peut qu'accrocher ton regard, te sourire gentillement. Sourire que tu nous rendra finalement. Et rester un peu loin de toi pour ne pas t'attirer d'ennui. En espérant que d'une manière ou d'une autre, un jour ou l'autre, tu t'en sortes. Que faire d'autre ?
Tu n'es pas la première, tu ne seras pas la dernière, mais on ne peut qu'être écœurés par le traitement, la vie qui t'es réservée, cette inhumanité que d'autres t'infligent.
Un regard comme le tien, ça ne s'oublie pas ...
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