Marion, 26 ans maintenant. 2 ans en Chine et en Asie, de juillet 2008 à août 2010.
Et pour la suite ?? Qui sait ?

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Ce blog à publications irrégulières reflète mon quotidien, mes humeurs, mes découvertes, mes voyages, les événements ou anecdotes auxquels j'assiste. Un petit bout de Chine, un petit bout d'Asie, vus de ma lucarne, souvent avec amusement et étonnement, interprétés avec les bribes de vies dont je m'imprègne jour après jour, sans toujours bien saisir ce qui se passe ...

N'hésitez pas à laisser des traces de vos passages, vos réactions.
Bonne route à vous ...
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mercredi 13 octobre 2010

Flashback - Népal

Petit flashback Népal, avec un best of des photos de février, c'est ici !





*** En manque de destination lointaine ***

mercredi 31 mars 2010

Népal - Carnets de voyage - Retour à Kathmandu


La série de bus, tous en cours de chargement et prêts à partir en convoi pour Kathmandu

Lever 6h ce matin pour rejoindre Kathmandu. Etant donnée notre expérience de l'aller, on s'attend à un trajet relativement long, en espérant ne pas rester coincés dans un village cette fois-ci. On devrait normalement arriver vers 13 ou 14h, et on potasse un peu le Routard et le Lonely pour savoir ce qu'on va faire cet après-midi, et demain. On ne sait pas encore où on va dormir ce soir, notre logement de la première nuit était (tout relativement) cher et sans vraiment d'intérêt.

C'est sans compter les embouteillages monumentaux à l'approche de Kathmandu. Des kilomètres de véhicules, qu'on voit parfaitement puisque la route suit les collines. On prend notre mal en patience. Chaque bus a son homme à tout faire, responsable de descendre à chaque coup de frein (soit tous les 2m) pour mettre des cales sous les roues de l'engin.


La jeune femme devant nous finit par se retourner : elle s'appelle Karine, c'est une française d'une trentaine d'années, qui est ici au Népal depuis quelques semaines et revient elle aussi du trek de Poon Hill. On discute un peu, elle nous conseille pour le lendemain, on hésitait entre 2 villes de la vallée de Kathmandu. Elle a également entendu notre débat sur la chambre d'hôtel, et finit par nous expliquer que son copain népalais, qui voyage avec elle, tient un hôtel. Elle nous propose d'y aller.

Matthieu et moi, tous deux d'un naturel méfiants (le stéphanois, je te vois rigoler ... !), hésitons un moment. Et difficile de débattre devant Karine ... Il est finalement plus de 16h quand le bus arrive à destination ; on a un bon coup de barre, il faisait bien chaud dans le car. On décide de suivre Karine et son copain, l'hôtel est tout proche de celui où on était le week-end dernier, donc si cela ne nous convient pas, on a une autre solution simple. Basanta n'est pas vraiment content de notre choix, mais il commence à m'agacer un peu avec ses faux plans à touristes. Je sais bien que ça fait partie du jeu, mais là ça suffit. On se donne cependant rendez-vous dans la soirée, puisqu'il a promis de nous emmener à un club avec des danses traditionnelles, et qu'il est toujours d'accord.

Nous partons donc avec Karine et son népalais (... pardonnez la dénomination, j'ai oublié son prénom), à 4 avec nos sacs dans un petit taxi. C'est là que je suis contente de ne pas être très grande ... On atterrit donc à la Poon Hill Guesthouse. L'employé de l'hôtel nous montre la chambre, super sombre, mais pas cher, et on est juste là pour dormir ... On prend.

Le trajet a eu raison de nous, on est un peu HS, et on abandonne nos plans visites au profit d'une session shopping. On est juste à côté de Thamel, le quartier des backpackers. On refait nos comptes, pour reprendre un peu d'argent pour les divers trucs qu'on veut acheter, ainsi que le tip de Basanta. Pour le tip, il faut compter 15 à 20% pour un guide (soit pour 5 jours, une journée en plus). Par contre, on ne veut pas retirer trop d'argent, Matthieu part 24h plus tard et moi 48h. Et on ne peut pas changer dans l'autre sens plus de 10% de la somme changée initialement. On déambule dans les rues, en cherchant quelques uns des magasins indiqués par le Lonely, tous fermés. On trouve néanmoins largement de quoi s'occuper ...

J'ai repéré dans le Lonely un resto qui se targue d'avoir des steaks de yak. Rien qu'à l'évocation d'un steak, les yeux de Matthieu s'illumine, on finit au K-Too. Pas de steaks de yak finalement, on se rattrape avec de très beaux morceaux de bœufs, miam !! Matthieu n'aura pas le loisir de finir mon assiette ce soir.



Nous rejoignons Basanta vers 20h, qui nous emmène donc dans un club avec chants et danses traditionnels en live. Le niveau sonore est élevé donc on ne peut pas vraiment discuter, mais c'est sympa à voir. Les personnes sur scène, qui font pourtant cela tous les soirs, sont surprenants car c'est tellement le bazar qu'on a le sentiment que rien n'est répété, que tout est improvisé. La soirée est très sympa. Retour tranquille vers la guesthouse, avec nos butins de la soirée. Tout ferme vers 22h, sorte de couvre-feu. Pas couchés trop tard une fois de plus.

Cette journée aura la palme, sans conteste, de la journée où nous avons pris ... Le moins de photos. 13 photos en tout et pour tout, à deux ! Les heures de bus ont eu raison de nous...

mardi 30 mars 2010

Népal - Carnets de voyage - Trek Ghandruk -> Nayapul + Lac de Pokhara




Fin du trek ...
Dernier jour de trek. On se lève vers 6h30 pour partir tôt et avoir du temps à Pokhara. Basanta nous annonce 5h de descente et plat, on en mettra finalement 3. Le chemin est tranquille et sympa, au milieu des villages de plus en plus grands et équipés. On croise notamment tous les habitants d'un village qui montent des poteaux en acier, probablement pour l'électricité. On enjambe beaucoup d'éboulements sur la route, ça n'a pas l'air très stable pendant la saison des pluies. Les cultures en terrasses sont nombreuses, encore une fois des paysages magnifiques qui se passent de commentaires ...





Les poteaux rouges en métal, portés par les villageois sur un sacré denivelé


Dernier check point à Birethanti, ça y est la boucle est bouclée ! Un peu triste d'avoir "déjà" fini, c'est un joli trek ! On déjeune en regardant passer les gens qui commencent leur trek.



On rejoint NayaPul, et la route, on saute dans un bus, c'est reparti pour Pokhara ... Le voyage du retour est aussi épique que l'aller, les gens, les couleurs, les arrêts, les chèvres, moi la tête à la fenêtre et finalement couverte de poussière. La même que quelques jours plus tôt, toujours autant le bonheur, des images plein la tête. 



Pokhara
En arrivant à Pokhara, nous retrouvons la même guesthouse que dimanche, la même chambre, ... Les mêmes coupures de courant. L'avantage de la montagne, c'est que comme tout est sur groupe électrogène, les coupures, connaît pas ! Matthieu part tester le barbier avec Basanta, pendant que je vais me promener au bord du lac. Je fais bien une tentative au café internet, mais il n'ouvre qu'à 17h, une fois le générateur mis en route.



Matthieu récupéré et tout content du barbier, nous partons vers la "World Peace Pagoda", une stupa toute blanche qui surplombe le lac. On loue les services d'un bateau avec rameur, pour 600Rs, qui nous fait traverser le lac, nous attend pendant qu'on grimpe et nous ramène.



La montée une fois de plus n'est pas triste, et rappelle un peu la veille, longue et sinueuse ... On aime ça ! La vue sur Pokhara est plutôt sympa, ainsi que sur les alentours.



La stupa en elle-même n'a rien d'exceptionnel, les statues sont en apparence en plastique doré, c'est de très bon goût. On en fait le tour, dans le sens des aiguilles d'une montre bien évidemment, pieds nus sur le carrelage pas si chaud par ce soleil couchant.


Le retour se fait en compagnie de singes dans la descente, et de nuit sur le lac. On ne voit plus grand chose ... Et notre rameur rame toujours. J'avoue qu'on est un peu crevés, le rameur c'est du luxe mais on aurait eu du mal à rentrer. Le bateau de nuit sur le lac, ça a tout de même quelque chose d'irréel.

On retrouve Basanta pour dîner, et la soirée se termine en flânant, de boutique en boutique. Matthieu passe même plus de temps que moi dans les librairies, ce qui n'est pas peu dire !! Pause internet pour refaire surface après 5 jours de montagne. Un peu nostalgique de rentrer demain à Kathmandu, c'était bien tout de même !


lundi 29 mars 2010

Népal - Carnets de voyage - Trek Tadapani -> Ghandruk



Aujourd'hui, c'est grand luxe, la grasse mat' de la semaine : le réveil est à 8h ! Il faut dire que le programme de la journée est léger : 3h de marche seulement, donc on prend notre temps. La matinée passe vite, le chemin est simple et la vue est, une fois de plus, magnifique. Les montagnes se détachent très clairement sur le ciel bleu. Il paraît qu'on est chanceux, car on a un temps digne d'octobre, qui est la meilleure saison pour le trekking au Népal. Outre le fait qu'il vaut mieux éviter la saison des pluies (juillet-août), pour les autres mois, s'ils sont trop chargés d'humidité, la visibilité est réduite. Bref : on en profite.




Surprise en route, enfin quelques animaux dans leur environnement naturel ... Qui s'enfuient à toute vitesse quand le groupe bruyant et massif de coréens nous rattrape !

Cherchez bien ;)



On marche avec des porteurs, qui nous dépassent régulièrement et qu'on re-dépasse pendant leurs pauses. Ils sont bien chargés, et on s'étonne parfois du manque de sens pratique des touristes, certains transportant des valises à coque dure dans les montagnes ... Surprenant !


Arrivée à Ghandruk avant midi malgré nos multiples pauses photos. On jongle avec les batteries / piles qui ont du mal à tenir, ce n'est pas faute d'avoir prévu en quantité, mais le froid les épuise rapidement.
Ghandruk est le plus gros village traversé depuis le début. On sent que la fin du trek approche. Nous déjeunons en terrasse de la guesthouse où nous passerons la nuit, puis on bouquine un moment, mais il ne fait pas très chaud malgré le soleil. On a vu sur l'école en contrebas, et également sur la plateforme d'atterrissage de l'hélicoptère. Il y en a d'ailleurs un qui est venu se poser à deux reprises, provoquant l'attroupement des gens du village. L'hélico sert normalement pour les urgences, pour rapatrier des blessés dans la vallée, mais également pour des touristes souhaitant s'offrir une vue imprenable sur le massif des Annapurnas.

Matthieu et moi partons ensuite nous promener vers le haut du village. C'est amusant de voir les gens vaquer à leurs tâches quotidiennes, les animaux qui se promènent, les petites ruelles. Un panneau annonçant un temple nous interpelle. On va voir ? C'est parti. On aurait du se méfier ... À chaque virage, nous découvrons une nouvelle volée de marches, et ça grimpe sec. On se dit que, vu ce qu'on a déjà grimpé, ce serait dommage de faire demi-tour sans voir le temple ... Donc on continue. On met bien 3/4 d'heure à atteindre le temple finalement, très en hauteur par rapport au village.

La dernière montée !



Nous redescendons heureusement plus rapidement, et surtout très en retard pour retrouver Basanta à la guesthouse, qui a promis de nous emmener voir le musée du village consacré aux Gurungs, qui est un des peuples du Népal. Nous partons cette fois-ci vers le bas du village. Le musée n'a pas grand chose d'exceptionnel, une simple salle très sombre avec des objets de la vie quotidienne ... Mais tout est bon pour essayer de profiter du tourisme. Il ne coûtait vraiment pas grand-chose, donc ce n'est pas très grave. Matthieu et Basanta s'arrêtent un moment dans la salle mitoyenne pour disputer quelques parties de billard, au son des dernières tendances musicales népalaises. Je profite également de la musique assise dehors sur un muret le long du chemin. La disposition du village fait qu'on voit très bien se qui se passe en contrebas. C'est la fin de la journée, il est 16h passées, je vois l'école se vider, les écoliers qui rentrent ou jouent un moment sur le terrain de basket, ils sont 100, 150 peut être dans cette école, de tous âges. Certains remontent chez eux par le chemin où je suis assise. La jeune femme qui s'occupe du musée et de la salle de billard ramasse les plateaux de dal bhat des travailleurs qui ont mangé là un peu plus tôt. Elle envoie un jeune garçon faire la vaisselle, balaye la cour, m'apporte un coussin puisque je suis assise par terre. De jeunes gens se poussent du coude en passant devant moi, des femmes plus âgées remontent le chemin dignement, la luminosité de fin de journée met en valeur les couleurs vives de leurs tenues. C'est une jolie fin de journée, à mille lieux de mon quotidien, une autre vie ... La magie de ces découvertes, de ces voyages. Et l'envie d'en découvrir toujours plus.



Après la revanche et la belle, la session billard se termine et nous rentrons à la guesthouse. Nous retrouvons les touristes taiwanais de la veille ; quant aux chinois, ils sont dans l'hôtel juste au dessus. Je file prendre une douche, bonne pioche, elle est chaude (yes !) pendant que ça discute photos et installation de trépieds sur la terrasse, en préparation du shooting du coucher de soleil sur les montagnes. Je redescends à temps pour le voir, une fois de plus magnifique. Il y a plus de nuages ce soir autour des sommets, mais le temps reste très beau. On est redescendus en altitude, mais il fait tout de même bien froid ce soir.



Des cris d'enfants un peu plus haut attirent mon attention, et je les rejoins. Il y a là 6 ou 7 petits népalais, et la petite chinoise de la veille, qui jouent ensemble. C'est un joli moment, une belle leçon de les voir, qui se parlent sans comprendre leurs langues mutuelles, mais en est-il besoin ? Nullement ... Les petits népalais sont très attentionnées envers la petite chinoise. Ma présence les intrigue également. Les plus grands des népalais parlent un ou deux mots d'anglais ; et prennent la pose pour que je puisse les photographier, ils aiment bien se voir à l'écran ensuite, le miracle de l'appareil numérique.

Les enfants népalais et la petite chinoise avec ses couettes, troisième enfant en partant de la gauche

J'échange quelques mots avec la petite chinoise, qui refuse catégoriquement de me donner la brindille qu'elle a en main, mais part m'en chercher une rien que pour moi, tandis que je me maudis intérieurement de ne pas mieux parler chinois. Je redescends à la guesthouse, il fait quasiment noir, ma brindille à la main et le sourire aux lèvres, c'est un des beaux moments de ce voyage.

Les enfants collés à la vitre de l'hôtel, les népalais et la petite chinoise en vert

Une fois de plus, nous faisons honneur au dîner, et même si je tombe de fatigue, j'accompagne Matthieu à la lodge un peu plus haut : le chinois rencontré la veille nous a invité à venir trinquer avec lui après le dîner. Sa femme et sa fille sont couchées, mais il est bien là. Nous nous installons dans la salle principale de leur lodge, il y a pas mal de gens. Il commande d'office une bouteille de rhum local, nous indique que c'est sa seconde de la soirée, il en a déjà descendu une avec son guide peu avant. Le-dit guide se joint rapidement à nous. On se regarde avec Matthieu : les descentes de bouteilles avec les chinois, on connaît, et le guide là, a déjà l'air bien éméché. Ca promet ! Je m'en tire bien, avec un unique verre (il ne faut pas faire perdre la face au chinois ... Mais vraiment pas bon, et pas envie !). La discussion avec le chinois est aussi intéressante que la veille, et son guide est dans un état de plus en plus lamentable, le chinois finira même par s'en excuser.


Je tombe littéralement de sommeil et nous rentrons enfin ; le ciel est noir, la lune est magnifique, on voit les étoiles (... ça ne nous arrive jamais, en Chine ...), une très belle nuit. Coucher 22h, Matthieu regrette de ne pas avoir pris sa douche plus tôt, l'eau est glaciale ... Dommage ;) Toujours pas d'ampoules à déplorer, c'est plutôt cool, par contre j'ai chaud aux joues, j'ai pris de bonnes couleurs ! Demain, nous terminons le trek et rentrons à Pokhara. Nous avons demandé à Basanta de partir tôt demain matin pour avoir du temps à passer à Pokhara dans l'après-midi, avant le retour à Kathmandu samedi. Du coup ... Lever 6h !


samedi 27 mars 2010

Népal - Carnets de voyage - Trek Ghorepani -> Poon Hill -> Tadapani


Lever de soleil à Poon Hill
Ce matin, lever 5h , et empilage d'un maximum de couches pour ne pas avoir froid. On part pour Poon Hill, voir le lever de soleil, but et point culminant de ce trek. Le chemin qui montre à Poon Hill part de Ghorepani, nous laissons nos sacs dans la chambre, et partons pour une fois légers.

La montée est dure, on est très nombreux à l'emprunter, il fait nuit et on avance à la lampe frontale. Le chemin est parsemé de neige piétinée et gelée, ça glisse. Basanta a, pour une fois, sous-estimé le temps nécessaire, et on accélère pour atteindre le sommet alors que la nuit commence à s'éclaircir. Tout cela le ventre vide, autant l'arrivée à mi-chemin est décourageante ("... seulement ??"), autant l'arrivée au sommet est un soulagement. On a eu bien chaud pendant la montée mais on se refroidit vite ... Basanta file nous chercher du thé, tandis qu'on s'installe pour admirer le paysage. Le lever de soleil est magnifique et fait oublier les difficultés de la montée. Cela se passe de commentaires, les images parlent d'elles-mêmes. À part peut-être pour vous nommer les montagnes ...

L'Annapurna South sur la gauche, le Machhapuchhree à droite

Bloc de gauche : Annapurnas, droite : Annapurna South

Machhapuchhree


Machhapuchhree

Annapurnas

Machhapuchhree





J'ai 7 couches de pulls, sous-pull, polaires, veste empilées les unes sur les autres, ainsi que capuche, gants, écharpe, bonnet ... Matthieu se moque soudainement moins de mon bonnet !!

On passe un bon bout de temps au sommet, les gens redescendent petit à petit. On se décide finalement, on resterait bien à contempler le paysage, mais les batteries d'appareils photos ont du mal à tenir le froid, et nos estomacs crient famine, nous rappelant que pour petit-déjeuner, il faut redescendre à Ghorepani. On passe par la traditionnelle photo avec le panneau, histoire de bien montrer où on était.


La descente est encore plus galère que l'aller, avec multiples glissades, et paraît bien plus longue. Comme quoi, pas réveillés et dans le noir, c'était moins compliqué. On fait une pause à mi-chemin, il y a un point de prières avec drapeaux et petits monuments.




Descente ...
À l'arrivée à la guesthouse, on commande un énorme petit-déjeuner et on monte faire nos sacs pendant qu'on nous le prépare. Le début de la marche du matin est plutôt agréable, mais on rejoint ensuite une portion de descente ; la descente en question peut être plus ou moins rapide et contrôlée, entre neige, glace et boue ou mélange des trois. Et encore, je trouve que mes chaussures tiennent bien ! À propos de chaussures au fait, aucune ampoule depuis le début du trek, avec des chaussures neuves, j'ai plutôt de la chance, pourvu que ça dure ! Je fais quelques magnifiques glissades et finit assise dans la boue. Ça, c'est fait ... Cette matinée ne m'amuse pas beaucoup, on ne voit guère les montagnes, et de toute façon impossible de regarder autre chose que ses pieds !





Une longue pause déjeuner, avec sieste au soleil sur les bancs, c'est vraiment pas mal. Les poules viennent picorer dans les assiettes terminées qui attendent près du tuyau d'eau qui fuit l'heure de la vaisselle.

L'après-midi est court, mais bien plus agréable, 30 min de descente puis 40 de montée pour atteindre Tadapani, à 2600 m d'altitude. Il est 15h, la journée est terminée ! On traîne en terrasse, livre et thé à la main, mais il fait assez froid. La douche de ce soir est un parfait exemple de l'interprétation du signe "Hot Water 24/24" qu'on voit à l'approche de toute guesthouse. Comprendre : eau non glaciale, mais franchement, pas plus. Je grelotte sous ma douche et rêve d'une douche bouillante à mon retour à HZ.



Fin de journée ...
Ballade rapide dans le village, mais il fait froid, la fatigue joue également. Dîner à la guesthouse, il y a une grande table qui occupe toute la pièce, avec en dessous un poêle, c'est magique. Ce genre de pièce à vivre est très sympa, comme c'est la seule pièce chauffée c'est là où tout le monde se retrouve, et on a envie d'y rester.
Nous discutons un bon moment avec un chinois de Beijing, fana de montagnes, de voyages, qui a un très bel appareil photo et nous montre quelques uns de ses voyages. Il est en trek avec sa femme et leur fille de 3 ans, c'est sympa et rigolo. La petite regarde avec des yeux ronds ces lawais qui parlent un peu chinois, mais comme tout enfant ne se laisse pas distraire bien longtemps et retourne vaquer à ses occupations. Le père nous confie qu'ils ont revus à la baisse la longueur de leur trek, porter la petite toute la journée ce n'est pas simple, surtout dans les descentes comme ce matin ... On veut bien le croire ! Il nous donne toute une série de bons plans du côté de Pékin (ou "Comment aller camper sur la Grande Muraille") ou un peu plus loin, vers la Mongolie Intérieure (ou "Comment faire de la rando à cheval pendant 5j dans des paysages incroyables, photos à l'appui")

Une fois de plus, coucher vers 20h, je m'endors vite, ce n'est pas dans mes habitudes tout cela ...

 
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