Permis de trek & Enregistrement de trekkeurs
Comme nous sommes arrivés plus tard que prévu hier à Pokhara, le centre des permis de trek était fermé ; c'est donc notre premier objectif ce matin. Le trek a lieu dans la zone de conservation de l'Annupurna, il faut avoir un permis pour y accéder. Il faut également avoir sa carte d'enregistrement au TIMS, le Trekkers' Information Management System. Pour ces papiers comme pour le visa, il faut une photo d'identité à chaque fois, on avait prévu avant le départ.
Pokhara ---> NayaPul
Notre trek consiste donc en une boucle de 5 jours, au départ de NayaPul.
Les permis de trek en poche, un taxi nous dépose à un arrêt de bus : 2 heures d'un bus plus local que la veille, avec traversées de petits villages - ambiance musicale, petits vendeurs, tenues colorées. Le trajet est indescriptible, et vraiment génial. Bus bondé, roulant comme un fou sur des routes minuscules, arrêts à la demande, des gens qui montent sur le toit, et même des chèvres qui squattent l'allée centrale en bêlant. Je suis bien calée tout au fond du bus, fenêtre grande ouverte, j'en suis quitte pour être recouverte de poussière mais ça en vaut la peine.
Le bus s'arrête une fois de plus au milieu de nulle part, et le guide nous fait descendre. Nous sommes à NayaPul!
Nayapul ---> Tikhedhunga
En descendant du bus, on s'étonne un peu, mais en fait le village est en contrebas. Il fait super chaud, les vestes et pulls sont vite retirés. On marche peu de temps avant de déjeuner, juste pour passer les 2 points de contrôle de Birethanti auxquels il faut présenter le TIMS et le permis de trek. Une fois dans la zone, plus besoin jusqu'à la sortie.
L'après-midi, nous marchons à travers des cultures en terrasses. On croise des habitants des alentours des ânes portant des vivres, on traverse des villages, ou plutôt des ensembles d'habitations construites le long du chemin. Les enfants nous interpellent souvent, un gamin nous lance ainsi un très spontané "Namaste ! Chocolate ?" qui nous a beaucoup amusés. Les habitants sont soit accueillants et souriants, soit complètement blasés et indifférents au passage des gens.
Arrivée à Tikhedhunga, petit village de quelques maisons, étalé le long du chemin. Il est à peine 16h. Nous logeons dans un lodge, ce sont des sortes de maisons d'hôtes, avec des chambres, et une salle commune qui sert de restaurant. Une bonne douche bien chaude, ça fait du bien ! La soirée s'écoule doucement, à observer les activités de chacun. Préparation du dîner, remuer et aérer les graines qui sèchent sur la terrasse, avec un chiot qui coure dans tous les sens, nourrirent les ânes et leur enlever leurs équipements (ils sont vraiment marqués, ça doit être douloureux pour eux), le maïs qui sèche sous les derniers rayons de soleil, quelle tranquillité ...
Nous dînons avec un couple de coréens qui fait le même parcours que nous et que nous croiserons à plusieurs reprises. Le repas se passe entre tests de nourriture locale : les momos, sorte de raviolis chinois frits, ou encore le raskshi, alcool local distillé à partir de millet ou de riz (juste goûté, j'aime pas trop, ça vaut le baojiu sur l'échelle des "alcools pas bons") et cours de népalais, avec Basanta qui s'applique à nous traduire et à nous écrire tout ce qui nous passe par la tête.
Au moment d'aller dormir, Basanta se moque de Matthieu qui n'a pas emporté de duvet, mais en regardant le mien, sourit également et me dit : "I think you're gonna be freezing!". Heureusement, il nous donne des couvertures épaisses. Je crève de soif mais l'eau dont on a rempli nos bouteilles est juste filtrée, pas bouillie, et les pastilles de micropur rajoutées à l'intérieur mettent deux heures à agir ... Ce sera pour demain ! Il est à peine 20h, bonne nuit !
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